Innovation inspirée par la nature : une commande de taille

girafe
bandage recouvrant une jambe

Quel lien y a-t-il entre l’observation d’une girafe et le traitement d’un douloureux problème à la jambe?

Lorsque vous regardez une girafe, que voyez-vous? Un gracieux animal aux longues pattes errant sur les plaines africaines? Votre attraction préférée au zoo près de chez vous? Mais qu'en serait-il si vous la voyiez à travers le prisme de la culture de curiosité de 3M qui encourage la prise de risques et rejette ce qui est commun? Vous pourriez voir une nouvelle façon de traiter un problème médical grave et douloureux que l'on rencontre chez les humains et qui est connu sous le nom d'ulcère veineux de la jambe (une complication grave d'une hypertension veineuse non contrôlée due à des veines ou des valvules endommagées ou à un dysfonctionnement musculaire).

Heureusement pour les personnes souffrant d'un ulcère de la jambe, les défis tels que celui-ci stimulent la curiosité des chercheurs de 3M et leur inspirent des approches innovatrices pour résoudre les problèmes. Dans ce cas-ci, un concepteur de produits 3M provenant d'Allemagne s'est rappelé avoir lu que les girafes ne souffrent jamais d'ulcères veineux. Il s'est demandé comment cela pouvait être possible étant donné que la distance entre leurs jambes et leur cœur est deux fois plus grande que chez les humains, ce qui demande une tension plus élevée pour maintenir la circulation sanguine et met plus de pression sur les veines.

Il lui est venu à l'esprit que la peau coriace et non élastique de la girafe agit comme un bandage de compression, c'est-à-dire qu'elle maximise l'effet de chaque mouvement musculaire afin d'optimiser le retour du sang, ce qui empêche l'enflure et les ulcères. Une fois que cela a été compris, l'équipe de 3M s'est mise à la recherche de matériaux qui pourraient reproduire les propriétés de la peau de girafe. La curiosité de 3M ayant suscité l'occasion, c'est la collaboration qui a mené à la création de la solution. Les liens humains et technologiques au sein de 3M offrent d'innombrables combinaisons et applications d'expertises, permettant ainsi aux idées de se multiplier et aux solutions de se développer.

Divers matériaux ont été étudiés avec plus ou moins de succès, puis l'un des membres de l'équipe de 3M a suggéré de jeter un coup d'œil au matériau dont sont faits les bandages autoadhérents 3MMC CobanMC, un matériau élastique utilisé pour bander les entorses et fixer les pansements. Leur conception ayant été inspirée par l'une des principales technologies de 3M, les matériaux non tissés, ces bandages ont été introduits sur le marché dans les années 1960 en tant que dérivés d'un matériau que 3M avait initialement conçu pour fabriquer du ruban décoratif pour emballages-cadeaux. Aujourd'hui, cette technologie est utilisée dans des milliers de produits allant des masques chirurgicaux aux tampons à récurer pour le plancher, en passant par l'isolant pour les vêtements.

L'équipe s'est remise au travail et a modifié le matériau utilisé par la marque CobanMC pour concevoir le système de bandage compressif à 2 couches CobanMC 3MMC , lequel est composé d'une couche de confort en mousse, de même que d'une couche de compression à allongement court. Une fois les deux couches appliquées, elles entrent une dans l'autre pour former un bandage pour les jambes mince et non élastique que les cliniciens ont plus de facilité à appliquer que les systèmes à quatre couches ou les bandages à l'oxyde de zinc traditionnels et qui offre un parfait équilibre entre le confort et la compression. Chez 3M, le réflexe de trouver de meilleures façons de résoudre les problèmes est une seconde nature. Cette fois-ci, tout a commencé avec une girafe; voilà qui prouve que dans le monde de l'innovation, aucun problème n'est trop vertigineux.